AFRIKAN GODS / 002 · esprit des eaux, famille d'esprits

Mami Wata

Mammy Water · Mami Water · Mamiwata · Mère Eau (traduction) · Maman d'Eau · Mamba Muntu (est de la RDC)

Eaux / Désir / Richesse / Guérison

Esprit des eaux venu « d'outre-mer », Mami Wata offre richesse, beauté et guérison, mais exige fidélité et sacrifices.

Cote
AG / 002
Type
esprit des eaux, famille d'esprits
Tradition
Vodun et cultes des esprits des eaux
Peuples
Ewe, Mina, Fon et bien d'autres
Territoires
Côtes d'Afrique de l'Ouest et centrale · diaspora (Haïti, Brésil, Suriname)
Contenu
Pratique vivante · récits populaires
Représentation de Mami Wata : une femme dans une eau sombre où flottent pièces et billets, serpents dorés enroulés autour du cou et dans la chevelure (création visuelle, plan de l'épisode 002).
Création visuelle documentée pour AFRIKAN GODS · plan de l'épisode 002

Le récit

Pratique vivante · récits populaires

Il n'existe pas un récit unique de Mami Wata. Il existe des milliers de rencontres racontées, de la lagune de Lomé aux quartiers de Kinshasa, et elles suivent presque toujours la même pente. Quelqu'un s'approche de l'eau. Une femme d'une beauté impossible est assise sur la rive, elle peigne une longue chevelure noire en se regardant dans un miroir. Parfois un serpent s'enroule autour de ses épaules. Parfois, on ne voit pas le bas de son corps, et les gens disent qu'elle « cache son secret » : sa queue de poisson.

Elle ne vient pas toujours par la rive. Chez les Ibibio du sud-est du Nigeria, disent les récits recueillis par les chercheurs, elle attire hommes et femmes pendant qu'ils se baignent, ou elle les fait venir à elle à travers des rêves d'une netteté troublante. Celui qu'elle a choisi revient changé, avec un regard qui n'est plus tout à fait d'ici.

Puis vient l'offre. L'argent, la réussite dans le commerce, la beauté, le prestige. Mami Wata est une puissance « d'outre-mer », liée depuis des siècles aux navires, aux marchandises et aux pièces venues du large, et ce qu'elle donne a le goût de cet ailleurs. Mais elle ne donne jamais sans exiger. Selon les régions et les versions, elle réclame une fidélité totale, souvent l'abstinence avec les humains, le secret, parfois des enfants qui ne viendront pas, et dans les versions les plus sombres la vie d'un proche.

C'est là que tout bascule. Qui trahit l'accord, qui la trompe avec une épouse ou un époux de chair, qui parle trop, voit la fortune se retirer comme une marée. Dans les récits congolais apparus après la Seconde Guerre mondiale, la sirène aide l'homme à conquérir argent et pouvoir dans la ville coloniale, mais son aide se paie au prix fort. Elle t'offre tout, puis elle reprend tout.

Pourtant, réduire Mami Wata à ce piège serait mentir. Pour ses fidèles, elle guérit, elle aide les femmes stériles et les hommes impuissants, elle soigne les tourments de l'esprit, et elle ouvre aux femmes une voie de prêtrise et d'autorité dans des sociétés souvent dominées par les hommes. Elle est mère nourricière et amante jalouse à la fois, protectrice et dangereuse, comme l'eau elle-même.

Les versions divergent aussi sur sa nature. Pour certains, elle est une seule divinité. Pour d'autres, « Mami Wata » désigne toute une foule d'esprits des eaux, les mami watas et leurs pendants masculins, les papi watas, chacun avec son nom, son plan d'eau et son caractère. Ce qui revient partout, c'est l'ambivalence : belle, protectrice, séductrice et potentiellement mortelle. Quand tu la croises au bord de l'eau, tu ne sais jamais si c'est ta chance qui commence ou ta perte.

Statut du contenu : Pratique vivante (vodun et cultes d'esprits des eaux) et récits populaires de rencontre et de pacte ; les représentations pentecôtistes et cinématographiques sont signalées comme telles

Le film · AFRIKAN GODS / 002

Vignette de l'épisode 002 : un homme saisi d'effroi face à une représentation de Mami Wata entourée d'un serpent (création visuelle).

Le lecteur YouTube ne se charge qu'au clic. Titre original de la vidéo : Mami Wata : elle t'offre tout... puis elle reprend tout | AFRICAN GODS EP. 2

La tradition

Mami Wata signifie « Mère Eau » en pidgin english, la langue née du commerce sur les côtes d'Afrique de l'Ouest. Ce nom dit déjà l'essentiel : elle est perçue comme une puissance venue d'outre-mer, attachée à l'argent et aux échanges. L'historien de l'art Henry John Drewal, qui l'étudie depuis les années 1970, la décrit comme un esprit des eaux honoré dans une grande partie de l'Afrique de l'Ouest et centrale et dans les Amériques noires, et rappelle qu'elle s'est greffée sur des croyances anciennes en esprits aquatiques, souvent figurés mi-humains mi-animaux, et bien antérieures au mot lui-même.

Sur la côte qui va du Ghana au Bénin, chez les Ga, Ewe, Mina, Aja, Gun, Fon et Tori, Mami Wata fait partie du monde des vodun tout en gardant une place à part. Les Fon distinguent leurs divinités d'eau douce, les Tohosu, de Mami Wata, vue comme une divinité de l'eau salée. D'autres fidèles y voient une vaste famille d'esprits, d'autres encore la source de tous les vodun. Les adeptes, souvent des femmes, appelés mamisi (avec plusieurs graphies), entretiennent les autels, entrent en transe quand l'esprit les « chevauche », portent le blanc les jours consacrés et respectent des interdits alimentaires, vestimentaires et sexuels.

Autels, « tables de Mami Wata » et offrandes au bord de l'eau réunissent miroirs, peignes, parfums, talc, boissons sucrées, statuettes, et depuis le milieu du XXe siècle des chromolithographies de dieux hindous réinterprétés comme esprits des eaux. La pratique varie fortement d'une communauté à l'autre.

Origines

Peuples
Ewe · Mina · Fon · Gun · Aja · Ga · Tori · Igbo · Ibibio (dont Annang) · Efik · Ejagham · Baule, Guro, Yaure, Wan, Anyi, Attie (Côte d'Ivoire) · Sherbro-Bullom, Temne, Mende (figure apparentée Tingoi/Njaloi) · Ovimbundu (Angola) · populations urbaines de l'ouest et de l'est de la RDC
Traditions
vodun (aire gbe : Ghana, Togo, Bénin) · cultes d'esprits des eaux igbo et ibibio · Églises et mouvements prophétiques qui ont intégré Mami Wata au XXe siècle · Vodou haïtien (Lasirèn) · Candomblé (Yemanjá, Oxum)
Aires culturelles
Afrique de l'Ouest côtière (golfe de Guinée) · Afrique centrale (bassin du Congo) · Atlantique noir (Caraïbes, Brésil, Guyanes)
Pays actuels
Togo · Bénin · Ghana · Nigeria · Côte d'Ivoire · Sierra Leone · Liberia · République démocratique du Congo · Gabon · Angola · Zambie · Haïti · Brésil · Suriname · République dominicaine
Langues
pidgin english (le nom Mami Wata) · langues gbe (ewe, mina, fon, gun) · igbo · ibibio · langues bantoues de RDC (Mamba Muntu) · créole haïtien · portugais du Brésil

Les esprits aquatiques mi-humains existent en Afrique bien avant les contacts européens, et la sirène y est adoptée très tôt : dès la fin du XVe siècle, un sculpteur sapi de l'île de Sherbro (Sierra Leone) taille pour un client portugais une salière en ivoire ornée d'une sirène qu'il encadre de deux crocodiles. Pendant des siècles, Mami Wata grandit avec le commerce côtier, puis avec la colonisation. Vers 1880-1887, une chromolithographie de charmeuse de serpents imprimée à Hambourg arrive en Afrique de l'Ouest ; dès 1901, une coiffe de masque photographiée à Bonny, dans le delta du Niger, en reprend la composition. Rééditée à Bombay dans les années 1950 à la demande de commerçants de Kumasi, cette image devient l'icône principale de Mami Wata, avant que les images pieuses hindoues n'enrichissent encore son univers.

Noms

Mami Wata · Mammy Water · Mami Water · Mamiwata · Mère Eau (traduction) · Maman d'Eau · Mamba Muntu (est de la RDC) · Dona Fish (Angola, Zambie) · Watramama (Suriname, figure apparentée) · mami watas et papi watas (pluriel, esprits de la même famille)

Prononciation : enregistrement à venir, par une personne qui parle la langue. Aucune voix de synthèse ne sera présentée comme authentique.

Symbolique

Domaines
Eaux salées et douces (mer, lagunes, rivières) · Richesse et commerce · Beauté · Désir et séduction · Guérison · Procréation et fertilité
Éléments
eau, surtout l'eau de mer pour les Fon · eaux de lagune et de rivière selon les régions
Couleurs
blanc (kaolin sur le corps des adeptes, vêtements blancs les jours consacrés, argile blanche sur certaines statues) · rouge et blanc (associés à sa double nature, notamment en pays igbo)
Objets
miroir · peigne · parfums et talc offerts · bijoux et parures (colliers, ceinture, pièces) · flûte de charmeuse de serpents (issue de la chromolithographie) · chromolithographies hindoues sur les autels · « tables de Mami Wata » (autels) · montre et téléphone dans la peinture populaire congolaise récente
Animaux
serpent (python), souvent enroulé autour du corps · poisson (queue de sirène) · crocodile (compagnon des esprits des eaux, dès la salière sapi du XVe siècle)
Lieux
rivages de mer et de lagune · rivières · le monde sous les eaux · « outre-mer », son lieu d'origine supposé
Attributs
corps de femme et queue de poisson · longue chevelure noire · teint clair ou peau blanchie au kaolin · partie basse du corps cachée (« elle cache son secret ») · aspect de charmeuse de serpents · formes multiples inspirées des dieux hindous (bras et têtes multiples)
Fonctions
donner la richesse et la réussite commerciale · guérir (maux physiques et psychiques) · aider contre la stérilité, l'impuissance et la mortalité infantile · offrir aux femmes une voie de prêtrise et d'autorité · punir la trahison du pacte

Iconographie (queue de poisson, serpent, chevelure, miroir, peigne, crocodile, charmeuse de serpents, images hindoues, argile blanche) : Drewal, African Arts 2008, et catalogue du Fowler Museum. Chromolithographie et diffusion : Drewal 2008, Horniman Museum, Tiberini 1992. Blanc, kaolin, parfums, talc, fruits, fleurs, interdits : Amrouche 2006. Rouge et blanc, miroir et peigne : Encyclopedia of African Religion (SAGE, 2009). Montre et téléphone dans la peinture congolaise : Amrouche 2006. Fonctions (guérison, fertilité, prêtrise, pacte) : Drewal 2008, Tiberini 1992, Frank 1995.

Lié à

  • Densu partenaire · Papi wata souvent décrit comme l'époux de Mami Wata, associé à une rivière du Ghana et identifié par les fidèles ewe au dieu hindou Dattatreya d'une image pieuse.
  • Tohosu tradition liée · Divinités fon d'eau douce que les Fon distinguent de Mami Wata, perçue comme une divinité de l'eau salée.
  • Dan (python), Dan Aida Wedo associé · Le serpent de Mami Wata rejoint le culte du python Dan, très respecté dans le vodun, et certains artistes réunissent les esprits des eaux sous le serpent arc-en-ciel.
  • Olokun tradition liée · Divinité de la mer chez les Edo et les Yoruba, figurée en être à queue de poisson dans l'art du royaume de Benin et des Yoruba, part du terreau iconographique de Mami Wata.
  • Tingoi / Njaloi tradition liée · Esprit féminin primordial des eaux en Sierra Leone et au Liberia, parfois comparé à une sirène, qui préside aux initiations féminines.
  • Eka Abassi (Nnem Mmo) tradition liée · Ancienne divinité des eaux des Ibibio qui a fini par être appelée Mami Wata.
  • Mamba Muntu tradition liée · Nom de la sirène dans l'est de la RDC, plus amante que déesse, sujet majeur de la peinture populaire congolaise des années 1950 à 1970.
  • Lasirèn tradition liée · Lwa sirène du Vodou haïtien, parfois figurée d'après la même charmeuse de serpents, et présentée comme épouse d'Agwe ou de Danbala selon les œuvres.
  • Yemanjá tradition liée · « Reine de la mer » du Candomblé brésilien, honorée chaque 2 février à Salvador, que Drewal range parmi les sœurs de Mami Wata dans l'Atlantique noir.
  • Oxum tradition liée · Divinité d'eau douce au Brésil, citée par Drewal parmi les formes prises en diaspora par les esprits des eaux.
  • Santa Marta la Dominadora tradition liée · Figure dominicaine et haïtienne dont l'image reprend la chromolithographie de la charmeuse de serpents.

Aujourd'hui

Pratique vivante

Mami Wata reste une pratique vivante, surtout au Togo, au Bénin, au Ghana et au Nigeria, où prêtresses et prêtres reçoivent des personnes qui viennent pour des problèmes d'argent, de fertilité ou de santé mentale. Les centres urbains, avec leur pression économique, ont plutôt renforcé ce recours selon Drewal. Les formes changent vite : chromolithographies hindoues, influences chrétiennes, objets du marché mondial entrent sur les autels.

En parallèle, depuis les années 1980 environ, les Églises pentecôtistes et certains courants musulmans fondamentalistes présentent Mami Wata comme une figure démoniaque, séductrice et diabolique. L'anthropologue Birgit Meyer a étudié ce basculement au sud du Ghana. Une partie des films vidéo ghanéens et nigérians reprend ce cadrage pentecôtiste : c'est une représentation populaire, pas la parole des pratiquants.

Dans la diaspora, Mami Wata ne porte pas toujours son nom mais des « sœurs » lui répondent : Lasirèn en Haïti, Yemanjá à Bahia, célébrée chaque 2 février sur la côte, Watramama au Suriname. Au cinéma, le film nigérian Mami Wata de C.J. Obasi a reçu en 2023 un prix spécial du jury pour sa photographie au festival de Sundance. Des artistes comme Alison Saar ou Sonya Clark en ont fait une muse.

En débat

  • Origine : pour Drewal, l'idée de Mami Wata s'appuie sur des esprits aquatiques africains bien antérieurs aux contacts européens, la sirène européenne n'ayant fait que fournir une nouvelle image ; d'autres auteurs insistent davantage sur l'apport des figures de proue et des images européennes. Pierre Amrouche juge réductrice l'explication purement coloniale.
  • L'hypothèse du lamantin (animal côtier à l'allure humaine) comme source de la sirène est avancée par Amrouche et évoquée par Tiberini comme un facteur possible ; elle n'est pas démontrée.
  • Modèle de la chromolithographie : Drewal (2008) et Amrouche identifient une artiste de cirque de Hambourg connue sous le nom de scène « Maladamatjaute » ; d'autres textes, y compris une publication plus tardive attribuée à Drewal, la rapprochent de la charmeuse de serpents « Nala Damajanti » (Émilie ou Mathilde Poupon). L'identité reste discutée.
  • Imprimeur et date : Drewal attribue l'original à l'imprimerie Adolph Friedlander (années 1880, original non retrouvé) ; le Horniman Museum l'attribue à Arnold Schleisinger (1880-1887) ; Tiberini donne 1885.
  • Une ou plusieurs : Mami Wata est-elle une divinité unique, une famille d'esprits (mami watas et papi watas) ou la source de tous les vodun ? Les fidèles eux-mêmes ne sont pas d'accord, et l'usage d'un seul nom pour des esprits locaux distincts pose question.
  • Lien avec la diaspora : Lasirèn, Yemanjá ou Watramama ne sont pas de simples « Mami Wata » sous un autre nom ; Drewal parle tantôt de formes nouvelles de Mami Wata, tantôt de « sœurs spirituelles » aux histoires propres.
  • Genre : si Mami Wata est d'abord féminine, les papi watas masculins (comme Densu) font partie du même ensemble.
  • L'hypothèse de l'Encyclopedia of African Religion reliant le mot mamisi au culte égyptien d'Isis n'est appuyée par aucune autre source consultée : elle n'est pas retenue ici.

Sources & approfondir

  1. Henry John Drewal, avec Marilyn Houlberg, Bogumil Jewsiewicki, John W. Nunley, Jill Salmons, Mami Wata: Arts for Water Spirits in Africa and Its Diasporas (exhibition preview), African Arts, vol. 41, n° 2 (été 2008), à partir de la p. 60, 2008. Source principale, lue en entier : sens du nom, régions, fonctions (richesse, fertilité, guérison, prêtrise féminine, danger), mami watas et papi watas, Fon et Tohosu, salière sapi, Olokun, chromolithographie (Maladamatjaute, Friedlander, réédition de Bombay en 1955, coiffe de Bonny en 1901), images hindoues et Densu, diabolisation pentecôtiste, études de cas (Ibibio, Igbo, RDC), diaspora (Lasirèn, Yemanjá, Oxum, Santa Marta).
  2. Henry John Drewal (dir.), Mami Wata: Arts for Water Spirits in Africa and Its Diasporas, Fowler Museum at UCLA, 2008. Catalogue de référence de l'exposition ; l'article d'African Arts en est le condensé. Non consulté directement au-delà de sa notice.
  3. Henry John Drewal (dir.), Sacred Waters: Arts for Mami Wata and Other Divinities in Africa and the Diaspora, Indiana University Press, Bloomington (ISBN 9780253351562), 2008. Volume collectif universitaire de référence (681 p.). Cité pour le cadre général et le chapitre de Birgit Meyer ; non lu en entier.
  4. Birgit Meyer, Mami Water as a Christian demon: the eroticism of forbidden pleasures in southern Ghana, dans Sacred Waters, Indiana University Press, p. 383-398, 2008. Appuie la lecture chrétienne et pentecôtiste de Mami Wata comme démon au sud du Ghana. Seule la notice a été consultée.
  5. Elvira Stefania Tiberini, Mami Wata: pratiche cultuali e trascrizioni formali, L'Uomo, vol. V n.s., n° 1/2, 1992. Aire allant du Sénégal à la Tanzanie, richesse d'origine « étrangère », exigences (abstinence, secret, sacrifice de proches), hypothèse des figures de proue et du lamantin, chromolithographie datée de 1885, rééditions des années 1950.
  6. Barbara Frank, Permitted and Prohibited Wealth: Commodity-Possessing Spirits, Economic Morals, and the Goddess Mami Wata in West Africa, Ethnology, vol. 34, n° 4, p. 331-346, 1995. Richesse liée à l'abstinence et à l'absence d'enfants, lecture de Mami Wata comme expression de l'ambivalence face à l'enrichissement rapide. Consultée indirectement (citée par des sources secondaires) : à vérifier dans le texte original.
  7. Framed print of Mammy Houegnon (objet 1998.119), Horniman Museum and Gardens. Attribution de la chromolithographie à Arnold Schleisinger (Hambourg, 1880-1887), rééditions de la Shree Ram Calendar Company de Bombay dans les années 1950 à la demande d'un commerçant de Kumasi, recensement de Drewal (14 pays, 41 contextes culturels).
  8. Mami Wata (entrée), Encyclopedia of African Religion, Molefi Kete Asante et Ama Mazama (dir.), SAGE, 2009. Ancrage vodun au Bénin et au Togo, termes mamisi et variantes, miroir, peigne, serpent, couleurs rouge et blanc. Son rapprochement avec Isis n'est pas retenu.
  9. Pierre Amrouche, Mami Wata : un esprit des eaux africain, texte d'exposition (Lomé, 2006), diffusé par le Centre d'art contemporain Passerelle, 2006. Expert en art africain, texte non universitaire. Pratique au Togo, Ghana, Bénin : kaolin blanc, transe, offrandes (parfums, talc, fruits, fleurs), interdits, vêtements blancs ; lien avec le python Dan ; Mami Wata dans la peinture congolaise ; hypothèse du lamantin.
  10. Dana Rush, Vodun in Coastal Bénin: Unfinished, Open-Ended, Global, Vanderbilt University Press, 2013. Référence sur le vodun côtier (Ouidah, Togo, Ghana) et sur l'intégration des chromolithographies hindoues et de la charmeuse de serpents. Non lu en entier ; Drewal 2008 cite ses travaux antérieurs sur la mobilité de ces images.
  11. Tobias Wendl, Mami Wata oder ein Kult zwischen den Kulturen, Lit Verlag, Münster et Hambourg, 1991. Monographie ethnologique sur le culte de Mami Wata, notamment au Togo. Signalée comme lecture de référence ; non consultée.
  12. Birgit Meyer, Sensational Movies: Video, Vision, and Christianity in Ghana, University of California Press, 2015. Étude de référence sur les films vidéo ghanéens (1985-2010) et leur cadrage pentecôtiste des « puissances des ténèbres ». Appuie, de façon générale, la phrase sur les films vidéo ; non consultée en entier.
  13. Sundance Standouts 2023, American Cinematographer (American Society of Cinematographers), 2023. Prix de la photographie (World Cinema Dramatic) au festival de Sundance 2023 pour le film Mami Wata de C.J. Obasi, tourné en noir et blanc par Lílis Soares.

Image : Création visuelle documentée pour AFRIKAN GODS. Crédit : THE ANIMAL SHADOW.

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